Islande : la terre adolescente

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Aux marges boréales du continent européen, l’Islande cache sous un voile de mauvais temps la sauvagerie de ses paysages. De cette terre des volcans naît la vie, dans ses formes les plus brutes et brutales.

(Article paru dans Quechua n°10, juin 2005)

 

On n’atterrit pas en Islande par hasard. Il faut un but intime à ce voyage, une envie inconsciente de se mesurer aux pires brutalités de la planète, d’y rencontrer les origines. Cette terre n’est pas achevée. Elle mijote encore, construit des paysages, bâti des montagnes et des plaines. Pas moins de deux cent volcans actifs crèvent ses fondations. Comme l’Hekla au sud du pays, qui tous les dix ans depuis 1970 éructe ses flots incandescents tel un vieillard bronchitique. Drôle de sensation que de fouler ses pentes : on se croirait sur un tapis de dynamites dont on se sait pas si la mèche est allumée. L’inquiétude fait parti du voyage, et pimente chaque pas. Ces cinq derniers siècles, apprend-on dans les livres de géologie, un tiers du magma vomi par la planète a jailli de ces entrailles situées sur la ride atlantique qui sépare le continent américain de l’ensemble euro-africain s’en écartant au rythme de deux centimètres en moyenne par an. Fouler l’Islande à pied n’a en fait rien à avoir avec la marche. C’est une confrontation au commencement des choses.

Les islandais ont une mythologie pour situer chez eux la création du monde : dans le grand abîme originel naquit le froid et le feu. Leur combat fit naître un géant (Ymir) puis d’autres aux proportions tout aussi monumentales. Un couple se forma et enfanta de trois dieux (Odin, Vili et Vei) qui tuèrent le premier des géants. Son sang provoqua un déluge qui englouti tous les autres, créa les fleuves et la mer. Puis son corps forma la terre, ses os les montagnes, sa cervelle les nuages et son crâne la voûte céleste.

Les scientifiques ont cru voir dans ces croyances la fin de l’ère quaternaire glacière et l’apparition de la vie dans ces contrées. Il est un fait : traverser l’Islande donne l’impression de fouler des vivants pétrifiés tout juste sortis du four. Partout, les formes torturées de la roche créent quantités d’armées en manoeuvre, de profils et de regards à l’affût. Un brin naïfs, les Islandais croient encore aux elfes, au trolls et à quantité de créatures surnaturelles surgies de leur cosmogonie. L’isolement favorise l’imaginaire. Parfois, une route contourne un rocher qui abrite peut-être un de ces petits êtres de l’au-delà. « Les Islandais ont la culture du compromis, explique Frédéric un guide français installé sur l’île avec sa femme originaire de la capitale Reykjavik. On ne sait jamais, pensent-ils ».

L’Islande en effet sonne creux. Les cavernes y sont des lieux d’initiation, des univers peuplés de mystères. C’est l’île du professeur Lidenbrock, héro aventurier du voyage au centre de la terre, des Atlantes et des affabulations géologiques qui ont longtemps interprété la ressemblance étymologique de l’Hekla et de l’Etna comme la source d’une liaison souterraine entre les deux volcans. C’est aussi l’un des points vitaux de la planète, un chakras essentiel à son bon équilibre selon les anciens textes… tibétains.

 

La lumière vient du sol

 

Inutile de chercher une forêt dans ce monde minéral fait de basalte et de rhyolite déployant la gamme des couleurs fauves. L’ordre végétal n’a pu accrocher là que ses représentants les plus archaïques : lichens (450 espèces), mousses, plantes vasculaires et bruyères (elles couvrent 26% du pays) constituent l’essentiel du couvert de ces sols rabougris. Leur nuancier étonne même les imprimeurs peu habitués à ces mélanges allant du bleu criard qui orne les enluminures moyenâgeuses au vert fluorescent qu’on dirait sorti de la pointe d’un « stabilo ». Gonflés par l’eau ruisselant en permanence du ciel et des reliefs, ces tapis procurent au marcheur d’incroyables sensations. « On s’y enfonce parfois jusqu’aux mollets, témoigne Catherine une récente globe-trotters de ces contrées boréales. J’imagine qu’il ne doit pas être très différent de marcher sur un nuage : c’est souple, élastique et éblouissant comme si la lumière venait du sol ».

Il faut ces reflets incandescents pour conserver le moral sous les ciels souvent tendus et flétris d’Islande. Le climat ne fait pas dans la demi mesure. Même au milieu de l’été, le temps instable peut déverser plusieurs jours de déluges et souffler des tempêtes glaciales se nourrissant au sud-est de l’air gelé du monumental Vatnajökull grand comme cinq cents mers de Glace… Les islandais en ont pris leur parti et vivent ces humeurs comme le rappel de leur précarité. Dans ce pays qui compte aujourd’hui parmi les plus riches par habitant, le spectre de la misère passée reste vivace. Et pour les randonneurs, l’exercice est pénible.

Marcher par mauvais temps en Islande ressemble un peu à une session de glisse sous un ciel sombre : on file tête baissée entre les rafales saturées de gel qui s’abattent comme des essaims, on peine parfois à reprendre son souffle face à la charge, le corps entier frissonne, tandis que le vent joue à faire des croche-pieds avant de déchirer parfois le ciel pour laisser filtrer d’éclatant faisceaux de lumières peignant de larges arcs en ciel. Maigre réconfort. Avec ces chauds-froids permanents, l’île entretient sa réputation méritée de destination d’aventure. Et dans les catalogues des tours opérateurs, peu de circuits affichent moins de « trois chaussures », exigeant une bonne et réelle condition physique.

Il en faut pour affronter aussi le relief. L’Islande n’est pas une île plate. Son sommet, le pic de la vallée des Angéliques (Hvannadalshnjúkur) culmine à 2119 mètres tandis que se succèdent partout des pentes abruptes qu’il est de coutume de grimper de face.

Ce chao réserve pourtant de belles surprises. La troublante région de Landmannalaugar au sud, en est sans doute le meilleur exemple avec son concentré de tous les décors et de tous les ciels d’Islande. Un trek peu couru « sur la piste des hautes terres », permet d’en découvrir toutes les facettes : tapis de laves noires, déserts de cendres, torrents glacières, profonds canyons, marmites de boue bouillonnante, fumerolles sous pression, collines pastels, vastes cratères, champs d’obsidiennes, méandres fluviales, sources d’eau chaude… L’Islande conte ici son histoire comme un cours de géologie.

 

Un désert derrière la ville

 

Ce qui surprend également le visiteur, c’est l’énormité des étendues sauvages. Un proverbe islandais dit que « la distance rend les montagnes bleues et les hommes plus grands ». C’est peu dire. Pas une âme qui vive dans ces hautes terres, pas de routes, pas de sentier, quelques rares refuges sur des horizons de dizaines de kilomètres. Même au plus fort de la saison, entre juillet et août, on peut ne croiser aucun autre randonneur pendant plusieurs jours de marche. Pas de pancartes non plus, ni de cairns hors de quelques sentiers connus de grande randonnée. Le terrain se lit sur la carte avec la boussole comme guide. Et gare aux traînards : dans certaines régions, un épais brouillard peut recouvrir la lande en quelques minutes. « Pour moi qui suis parisienne et peu rodée à ce type d’exercices, ce voyage était une grande aventure. L’isolement, les grands espaces, la nature brute, les conditions climatiques… Tout y était pour me plonger dans la peau d’une pionnière explorant un coin de terre encore vierge », témoigne Dominique qui pense revenir fouler d’autres limons telluriques.

Le combat permanent de la glace et des feux de la terre a en effet façonné quantités de décors incroyables. A l’ouest, aux abords du Snaefellsjökull choisi par Jules Vernes pour situer l’entrée de son grand voyage, ce sont des côtes de lave sculptées par l’érosion marine, les falaises de Latrabjarg, « hlm avec vue » pour des milliers de volatiles, et la péninsule d’Hornstrandir classée réserve naturelle pour y protéger le renard bleu. A l’est, coincée entre l’océan et le Vatnajökull, une région des plus isolées traverse des plateaux volcaniques ravagés par le microclimat haut arctique. On est là sur le territoire du renne sauvage. Au nord s’étalent les plus grands fjords de l’île qui forment comme des griffures si étroites et profondes que le soleil renonce huit mois par an à y infiltrer ses rayons. Dans leur prolongement, le lac Myvatn abrite un écosystème unique qui ravi les canards sauvages. Tout au sud enfin, bordants le grand glacier, les cratères de Laki font à l’épiderme terrestre une grande boursouflure de furoncles disgracieux longue de 27 kilomètres.

La faille est entrée en éruption le 8 juin 1783. Pendant des mois, la terre y a purgé sa colère, noyant sous ses flots de magna quelques 565 kilomètres carrés de sols habités et huit mille âmes. Dans sa rage, il a vomi 12 kilomètres cubes de lave et une roche énorme de douze mètres de haut posée aujourd’hui au milieu de nulle part, comme un mise en garde des forces adolescentes qui vibrent sous la plus jeune terre du globe… Un rappel de circonstance : novembre dernier, contre toute attente, le volcan Grimsvötn situé sur ce complexe fissural du Laki, sous le glacier Vatnajökull, est à son tour entré en éruption.

 

 

EN PRATIQUE

 

SE RENDRE EN ISLANDE

Par avion, la compagnie nationale Icelandair assure des vols réguliers toute l’année au départ de Londres, Glasgow, Copenhague, Oslo, Paris, Stockholm, Amsterdam, Francfort, Boston, Baltimore/Washington, Orlando et Minneapolis, et l’été uniquement depuis  Barcelone, Berlin, Helsinki, Madrid, Milan, Munich et New York. (Icelandair Paris + 33 (0) 1 4451 6051 - www.icelandair.net). Iceland Express assure également des vols réguliers toute l’année au départ de Copenhague et Londres (www.icelandexpress.com)

D’autres compagnies interviennent en été uniquement : Aero Lloyd, au départ de Viennes, Berlin, Frankfort et Munich (www.terranova.is), Condor, depuis Frankfort et Munich, Corsair, au départ de Paris, Futura Airlines au départ de Barcelone, et LTU au départ de Düsseldorf

 

En ferry, la compagnie Smyril Line des Iles Féroé assure en été un service hebdomadaire de transport de passagers et de véhicules au départ de Bergen, en Norvège, et d'Hanstholm, au Danemark, vers Lerwick, aux Iles Shetland, les Iles Féroé et Seyðisfjörður, en Islande. Smyril : P.O. Box 370, FR 110 Tórshavn, Iles Féroé - +298-345900 - office@smyril-line.fo (www.smyril-line.fo)

 

Infos : Office du Tourisme de l'Islande, 23 rue Lecourbe, 75015 Paris - Tel : +33 (0)1 45 66 03 39 - Fax : +33 (0)1 53 64 80 52 - vikinger@wanadoo.fr

 

FORMALITES

Une pièce d'identité sans visa pour les ressortissants des pays membres de l’espace Schengen (Français, Belges, Autrichiens, Allemands, Grecs, Italiens, Luxembourgeois, Hollandais, Portugais, Espagnols et Suisses). Aucune pièce exigée pour les citoyens des pays nordiques (Danemark, Finlande, Norvège, Suède). Pour les autres, un passeport valide trois mois au-delà de la durée prévue du séjour.

 

LES SPORTS NATURE EN ISLANDE

En raison de ses paysages et de sa nature préservée, l’Islande est l’autre pays du trek après le Népal. Peu de risque d’être dérangé par des 4x4 dont la pratique est difficile, voire dangereuse. S’aventurer seul à l’intérieur des terres pour des circuits de plusieurs jours, réclame une parfaite maîtrise de l’orientation et des milieux extrêmes. Mieux vaut prendre un guide (réceptifs sur place ou tour opérateurs spécialisés). Quelques uns se risquent sur les pistes à vtt, mais la force du vent (souvent supérieure à 25 m/s) est un obstacle majeur à la progression. En marge, l’Islande propose d’autres activités outdoor comme la pêche au saumon, la randonnées à cheval ou le rafting sur les torrents glacières de Thjorsa (classe 2 près du glacier Holsjokull) et Tungnaa sous le Vatnajökull

 

Randonnée - Treks

Icelandic Mountain Guides

Vagnhöfði 7b, 110 Reykjavík

Tel : +354 587-9999 et +354 899-9982

mountainguide@mountainguide.is

www.mountainguide.is

Exemples de tarifs : accompagnement cascade de glace - 5200 Kr ; randonnée glacière - 5400 Kr la demi journée ; ascension (difficile) du Hvannadalshnukur - 12000 Kr

 

Fjallabak Icelandic Trekking & Adventure Company

101 Reykjavík

Tel +354 511-3070

fjallabak@fjallabak.is

www.icelandtrekking.com

 

Hidden World Walks (randonnées dans le Hafnarfjörður)

Háaleitisbraut 123, 108 Reykjavík

Tel +354 694-2785

sibbak@simnet.is

 

Hiking in Grundarfjörður (Islande Ouest)

350 Grundarfjörður

Tel : +354 437-2214 et +354 438-6893

www.grundarfjordur.is

 

Icelandic Mountain Guides for Skaftafell National Park

785 Fagurhólsmýri

Tel : +354 587-9999, et +354 854-2959

 

From Coast to Mountains

Hofsnes, 785 Fagurhólsmýri

Tel : +354 894-0894, et +354 478-2382

info@hofsnes.com

 

Eaux vives

Arctic Rafting

Suðurbraut 2 – Árnesi, 801 Selfoss

Tel : +354 898-0410

info@arcticrafting.is

www.arcticrafting.is

(Sorties entre 6000 et 13000 Kr)

 

Sport Tours

Hafnarstræti 82, PO Box 411, 602 Akureyri

Tel : +354 461-2968

www.sporttours.is

 

Bakkaflöt Travel Service

Tungusveit, 560 Varmahlíð

Tel : +354 453-8245 et +354 899-8245

www.bakkaflot.com

 

White water Rafting

PO Box 75, 560 Varmahlíð

Tel : +354 453-8383

www.rafting.is

 

Kayak

Ultima Thule Expeditions

Bíldshöfði 16, P.O. Box5153, 125 Reykjavík

Tel : +354 567-8978

ute@ute.is

www.ute.is

 

Kayak tours at Fjöruborðið

Heiðarbrún 24, 825 Stokkseyri

Tel : +354 896-5716

www.kajak.is

 

Randonnées à cheval

Snorrastaðir (ouest)

Kolbeinsstaðahreppur, 311 Borgarnes

Tel : +354 435-6627

 

Íshestar ehf (autour de Reykjavik)

Sörlaskeið 26, 220 Hafnarfjörður

Tel : +354 555-7000

www.ishestar.is

 

Polar Horses (Nord)

Grýtubakki II, Höfðahverfi, 601 Akureyri

Tel : +354 463-3179

www.polarhestar.is

 

Eldhestar - Volcano Horses (sud)

Vellir, Ölfusi, 810 Hveragerði

Tel : +354 483-4884

www.eldhestar.is

 

VTT 

Blue Biking

Stekkjarhvammur 60, 220 Hafnarfjörður

Tel : +354 565-2089

bluebiking@simnet.is

www.simnet.is/bluebiking

 

Observation naturaliste

Whale Watching Centre (baleines et mammifères marins)

121 Reykjavík

Tel : +354 533-2660

hafsulan@hafsulan.is

www.hafsulan.is

 

Whale Watching (Nord)

Garðarsbraut 6, 640 Húsavík

Tel : +354 464-2551

info@hvalferdir.is

www.hvalaferdir.is

 

 

LA NATURE EN ISLANDE

Si l’île toute entière est un hymne à la nature, quatre régions particulières, protégées par un statut de parc national, constituent des trésors inestimables :

Le lac Thingvellir, « symbole de la conscience islandaise », se trouve dans un graben entre les plaques géologiques américaine et européenne. Il renferme des espèces de poissons qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Plongées possibles ! (www.thingvellir.is)

Le parc national de Snaefellsjökull, situé au pied du volcan de Jules Verne, est un oasis entre le sable et les glaciers. Le mélange des côtes sauvages, du volcan et de la lande y créé une atmosphère romantique incomparable. Protégé depuis 2001. (http://english.ust.is/Snaefellsjokullnationalpark - National Snaefellsjokull, Klettsbud 7, 360 Hellissandur - + 354 436-6860 ou snaefellsjokull@ust.is)

Le parc national de Jökulsárgljúfur est né des torrents jaillissant du glacier Vatnajökull. C’est ici que l’on peut admirer Dettifoss, la chute d’eau la plus puissante d’Europe (5000 m3/s). (http://english.ust.is/Jokulsarglufurnationalpark - Jökulsárgljúfur National Park, IS-671 Kópasker, +354 851-1023 (du 15.06 au 31.08) ou jokulsargljufur@ust.is)

Le parc national de Skaftafell est une zone déchirée par les inondations dévastatrices causées par le glacier Vatnajökull. Protégé depuis 1967, il s’étend jusqu’aux montagnes sur 1700 km². (Skaftafell National Park, 785 Fagurholsmyri - +354 478-1627)

Douze réserves naturelles complète l’arsenal de protection environnemental islandais. Ces sites distinguent des zones remarquables en raison de la densité de leur faune, de la flore ou à cause d’un paysage incomparable (monuments naturels, formations géologiques particulières…). La loi islandaise sur la protection des sites naturels protège enfin 31 plantes rares dont beaucoup figurent sur la liste rouge des espèces menacées d’extinction.

La végétation couvre modestement 41,2% de la superficie totale. 26,2% du pays sont recouverts de bruyères, de paysages herbés et cultivés. Omniprésentes, les mousses s’étalent sur 10% du territoire. Rares, les petites forêts de bouleaux prennent à peine 1% de l’espace.

Plus d’infos sur le site Internet de l’agence de l’environnement et de l’alimentation : www.ust.is

 

BON A SAVOIR

> Les Islandais parlent une langue rugueuse préservée depuis le Moyen Age. Les racines anciennes mêlées de scandinave et d’anglo-saxon, servent ainsi de base pour décrire les objets technologiques, ce qui réserve quelques curiosités et poésies linguistiques : un avion est une « machine volante » (flugvel) ; un ordinateur est une « sorcière qui compte » (talva, de tala -compter- et valva -sorcière-) ; une photo est une « image de lumière » (ljosmyndir)… La plupart des Islandais parlent cependant l’anglais.

 

> Comme la faune, les micro-organismes sont rares en Islande. Une pelure d’orange, le reste d’une assiette de pâtes déversé derrière un rocher peuvent rester là des années sans être dégradé. La consigne est de tout brûler, ou mieux, de ramener.

 

> Le coût de la vie est extrêmement élevé en Islande. Même les produits alimentaires de base sont souvent au double voire au triple des prix pratiqués sur le continent. Il en est de même pour l’hébergement, la location de véhicules, les restaurants…

 

> La route circulaire n°1 fait le tour de l’île sur 1400 km. Des lignes de bus régulières l’empruntent toute l’année. Ailleurs, des bus tout-terrain, permettent de circuler quasiment partout, y compris sur les pistes qui traversent le centre de l'île. On peut se faire déposer n'importe entre deux étapes, et se faire reprendre de la même façon par un autre bus au milieu du désert. Le chauffeur calcule alors le tarif au prorata de la distance parcourue… Attention aux fréquences de passage.

 

> Préparez soigneusement votre équipement : la pluie peut tomber pendant dix jours sans discontinuer. Prévoir impérativement des vêtements imperméables à séchage rapide, un sac de couchage et tapis de sol résistant à l'humidité, un sac à dos imperméable ou doté d’un couvre sac. Se préparer aussi à d’importantes variations de températures (de 0° à 25°C dans la même journée !). Utiliser des chaussures de randonnées solides résistants aux terrains de laves abrasifs. N’oubliez pas votre maillot de bain pour profiter des sources chaudes en public.

 

 

BIBLIOGRAPHIE

Iceland (5ème édition - avril 2004) par Joe Bindloss et Paul Harding (Lonely Planet, en anglais seulement)

Iceland : Nature's Meeting Place, de Mark Carwardine (Iceland Review, Reykjavik, 1986)

L’or de l’Islande, Samivel (Ed. Arthaud)

Voyage au centre de la terre, Jules Verne (Poche)

 

Sur le web :

www.wildernesspass.com De belles images et une description précise des plus beaux endroits de l’île

www.icetourist.is Le guide de voyage officiel. Très bien fourni.

www.iceland.org/fr/index.html Le site officiel de l’ambassade agréablement documenté

www.ferdakompaniid.com Le réceptif de Terres d’Aventure