ESTURGEON

Sous le contrôle du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), un plan d’action concertée entre l’Azerbaïdjan, la Russie, le Kazakhstan, l’Iran et le Turkménistan tente d’enrayer le déclin de l’esturgeon, victime des métaux lourds, des pesticides, et de la contrebande sauvage. Si rien n’est fait, il ne restera plus un seul spécimen en mer Caspienne (90% des espèces), d’ici une quinzaine d’années. Il y avait 40 millions d’esturgeons en 1996, date du dernier comptage officiel, soit 350% de moins qu’en 1978. Ce poisson met une trentaine d’années pour parvenir à l’âge adulte: une longue maturation qui réduit encore les chance de survie de l’espèce. En octobre 2003 une ferme aquacole financée par le gouvernement azeri et plusieurs partenaires internationaux (Banque mondiale, ONU, gouvernement japonais...), et destinée à rejeter en mer 15 millions d’alevins, a été inaugurée. Des scientifiques étrangers parmi lesquels des experts français de l’Inra (Institut National de Recherche Agronomique)y travailleront. La réhabilitation et la protection, sous un statut de réserve naturelle, du delta de Kura, l’un des principaux lieux de reproduction du fameux Beluga, est à l’étude.